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2010-03-10Depuis Hadopi, le nombre de pirates en France a augmenté 调查显示法国Hadopi法案执行以来,网络盗版现象不减反增 - [Actualités]
Depuis Hadopi, le nombre de pirates en France a augmenté
http://www.lefigaro.fr/web/2010/03/09/01022-20100309ARTFIG00473-depuis-hadopi-le-nombre-de-pirates-en-france-a-augmente-.php
Mots clés : téléchargement illégal, hadopi, peer-to-peer, FRANCE
Par Constance Jamet
09/03/2010 | Mise à jour : 14:01 Réactions (130)
Jean-Christophe Marmara / Le FigaroSelon une étude, les adeptes du piratage adoptent des pratiques qui contournent les dispositions de la loi Création et Internet.

Inefficace et même contre-productive. La première enquête sur l'influence d'Hadopi sur le comportement des internautes devrait doucher les espoirs de l'industrie musicale et audiovisuelle. Une note de l'université de Rennes montre que depuis l'adoption de la loi en septembre dernier, le nombre de pirates a augmenté de 3% et que ceux-ci adoptent de plus en plus des pratiques qui contournent les dispositions d'Hadopi.
Seuls 15% des familiers du peer-to-peer avant la loi Hadopi ont cessé de télécharger illégalement via ces réseaux depuis l'automne. En outre, l'enquête, qui porte sur 2.000 internautes bretons, révèle que seulement un tiers de ces déserteurs a totalement renoncé au téléchargement illégal. Les deux tiers restants se sont reportés vers des pratiques alternatives de piratage échappant à la loi Hadopi.
La loi Création et Internet, dont la date d'entrée en vigueur n'a pas encore été annoncée, cible en effet uniquement le téléchargement sur les réseaux peer-to-peer d'échange de fichiers. En revanche, Hadopi ignore les autres moyens de téléchargement illégal que sont le streaming (qui permet de regarder une vidéo ou d'écouter un morceau de musique sans le télécharger) et le téléchargement direct (à partir d'un serveur ou d'un espace destockage comme cela se fait sur Rapidshare ou Megaupload).
Ce changement de comportement des internautes, additionné à la venue de nouveaux pirates depuis septembre 2009, a conduit à une hausse de 27% du nombre d'internautes utilisant les méthodes alternatives au peer-to-peer, très populaires chez les aficionados de films et de séries télévisées américaines.
Hadopi, une menace pour le téléchargement légal ?
L'étude révèle également que sur l'ensemble des internautes consommateurs de musique, seuls 14% échangent des fichiers vidéo/audio via les réseaux Peer-to-Peer et tombent ainsi sous le coup d'Hadopi. C'est moins que les 16% de pirates qui ont recours aux méthodes non couvertes par la loi Création et Internet. Selon les calculs des Echos, cela veut dire que «plus de 3 millions de pirates passeraient donc au travers des mailles d'Hadopi» . «La loi ne ciblerait que 2,7 millions de Français», affirme le quotidien.
L'enquête a également fait apparaître un effet secondaire inattendu de la loi. De nombreux adeptes du téléchargement illégal ont déclaré acheter, parallèlement, des contenus numériques. Couper la connexion internet des utilisateurs de peer-to-peer pourrait réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27%. Etendre la loi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché la moitié des acheteurs. Loin d'avoir profité aux plateformes légales de téléchargement, Hadopi pourrait donc les fragiliser.
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Citroën repart à l'assaut du marché chinois
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/10/04015-20091110ARTFIG00007-citroen-repart-a-l-assaut-du-marche-chinois-.php
Arnaud de La Grange, correspondant à Pékin
09/11/2009 | Mise à jour : 20:36
Production de la Citroen C5 en Chine. Le modèle avait été dévoilé au salon automobile de Shanghaï, le 21 avril dernier.Au total, en 2009, PSA devrait vendre 270.000 véhicules dans le pays.

À deux tours de roue de la place Tiananmen, la nouvelle Citroën C5 chinoise était présentée dimanche soir à Pékin. Un symbole pour une marque qui, enfin mieux armée, entend repartir à l'assaut du marché chinois. Un marché qui a encore bondi de 72,5% en octobre. Faute de bons modèles adaptés aux goûts des nouveaux consommateurs chinois, PSA Peugeot Citroën avait raté l'explosion de ce marché devenu depuis janvier 2009 le premier mondial.
Cette traversée du désert pourrait se terminer. Dans un premier temps, Citroën ambitionne de vendre de 4 000 à 5 000 C 5 par mois, et de monter vite plus haut. Le 17 novembre, la première C 5 chinoise sortira de l'usine flambant neuve de Wuhan, dont Jacques Chirac avait posé la première pierre il y a trois ans. Une C4 «sinisée» - avec coffre notamment - avait été lancée en juin 2009, avec des résultats prometteurs : il s'en est vendu 9 500 le mois dernier. «C'est vrai que nous avions un problème de couverture avec des modèles attractifs sur les bons segments, celui de la C4 tricorps qui représente 50% du marché chinois et celui de la C5 qui en fait 20%, reconnaît Yves Moulin, directeur général du joint-venture Dongfeng Citroën. C'est corrigé et, en octobre, nous arrivons déjà au plus haut jamais vu depuis notre implantation en Chine, et nous accélérons à peu près à la vitesse du marché chinois, soit environ 43%.»
Fabuleux scores
PSA, qui a vendu 180 000 voitures en Chine en 2008, devrait atteindre un chiffre de 270 000 en 2009. De l'aveu même de ses dirigeants, le groupe est actuellement trop petit en Chine. Il a environ 3,5% de parts de marché, 2% pour Citroën et 1,5% pour Peugeot. PSA, qui travaille sur un deuxième projet de joint-venture avec un autre partenaire et muscle son réseau commercial, a pour objectif une part de marché de 8 à 10%. De fait, il est encore loin des fabuleux scores de General Motors ou Volkswagen, au-dessus du million de voitures vendues sur un an. General Motors a annoncé récemment 1,3 million de voitures vendues sur les neuf premiers mois de l'année, soit une progression de 55,6%.
Patron de PSA pour la Chine, Claude Vajsman estime que le groupe s'est attaché à mieux s'adapter à un terrain chinois qui ne ressemble à aucun autre. «Ici, dit-il, en schématisant, c'est 100% essence, 75% tricorps et 50% boîte automatique.» Le marché vaut bien ces égards, avec une prévision de 12 millions de véhicules vendus cette année, soit une croissance de 45%. Même si Pékin lève le pied sur ses mesures de stimulation - aides fiscales, prime à la casse, subventions diverses -, il devrait encore progresser de 15 à 25% en 2010.
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La Renault ultra low-cost lancée en Inde en 2012
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/11/04015-20091111ARTFIG00063-la-renault-ultra-low-cost-lancee-en-inde-en-2012-.php
Cyrille Pluyette
10/11/2009 | Mise à jour : 20:18
La Tata Nano, la voiture la moins chère du monde,sera concurrencée à partir de 2012 par le nouveau modèle de Renault, conçu en partenariat avec le constructeur indien Bajaj. Crédits photo : AFPDestiné à concurrencer la Tata Nano, le projet a pris un an de retard.

Prévue au départ pour 2011, la voiture à très bas coût de Renault (baptisée ULC, comme ultra low-cost) sortira finalement en 2012 en Inde, a indiqué ce mardi Carlos Ghosn, PDG de Renault, à New Delhi, à l'occasion d'un forum économique. Avec ce modèle, conçu en partenariat avec le constructeur indien Bajaj, il compte concurrencer la Tata Nano, la voiture la moins chère du monde, lancée en mars au prix de 2 000 dollars (environ 1 300 euros) dans sa version de base.
«Il y a une demande pour ce type de produit hautement innovant non seulement sur le marché indien, mais aussi sur d'autres marchés émergents où il devient crucial de proposer des moyens de transport individuels à des prix abordables», a précisé Carlos Ghosn. En lançant sa Nano, Ratan Tata, le patron du conglomérat indien, avait déjà expliqué qu'il souhaitait que les 50 millions de foyers qui s'entassent sur des deux-roues à environ 1 000 dollars puissent acheter une voiture.
Tata a pris une longueur d'avance alors que l'ULC a traîné, en raison des difficultés de Renault et de Bajaj, constructeur de deux-roues et triporteurs, à se mettre d'accord. «Nous avons maintenant une stratégie claire ainsi qu'une définition claire des rôles», a souligné le patron de la marque au losange. Bajaj se chargera du design, de l'ingénierie et de la production. Renault s'occupera du marketing et de la distribution. La voiture sera fabriquée dans une usine qui sera située à Chakan, dans l'ouest de l'Inde, près de l'usine de motos de Bajaj. Une capacité de production de 400 000 véhicules par an est prévue.
Si le prix du futur modèle n'a pas été révélé, Carlos Ghosn a indiqué qu'il serait «très compétitif». En mai 2008, Renault envisageait un prix de vente aux concessionnaires démarrant à 2 500 dollars (1 600 euros). Face à la Nano, Renault mise aussi sur la «faible consommation en carburant» de l'ULC, explique son patron.
Moins de 1% de part de marché
Le marché indien aiguise les appétits des grands constructeurs. Il pourrait tripler pour atteindre 6 millions de voitures dans dix ans, estime Carlos Ghosn. On ne compte en Inde que sept à huit voitures pour 1 000 habitants, contre environ 500 pour 1 000 en France. Entre avril et septembre, les ventes ont déjà progressé de près de 15% par rapport à la même période en 2008.
Renault devra cependant faire face à des rivaux sérieux sur le segment des petites voitures, qui représente près des trois quarts du marché indien. Ford, General Motors, Nissan (l'allié de Renault), Volkswagen ou Toyota ont commencé à produire des véhicules de ce type en Inde ou prévoient de le faire à partir de 2010. Mais le constructeur français devra aussi affronter des concurrents déjà bien implantés, comme Suzuki (50% du marché total), Huyndai et bien sûr Tata (qui compte écouler 100 000 Nano d'ici à fin 2010).
Pour l'heure, les performances de Renault en Inde sont loin d'être à la hauteur de ses ambitions. Les ventes de Logan, en partenariat avec Mahindra and Mahindra, ont chuté de plus de 68% sur avril-septembre, avec 2 900 exemplaires. Sur les neuf premiers mois de l'année, sa part de marché est tombée à 0,4% (contre 1,1% en 2008).
La Logan n'a pas séduit la classe moyenne indienne, qui la trouve trop chère. Une situation jugée «inacceptable» par Carlos Ghosn. Il discute avec Mahindra de la façon de résoudre le problème et envisage même de changer de partenaire. Renault, à cause de la crise, a par ailleurs gelé son projet de produire des Logan dans l'usine que construit Nissan à Chennai, l'ancienne Madras, dans le sud-est du pays.
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2009-10-13Les médias étrangers indignés par l'affaire Jean Sarkozy 法国总统儿子将被任命高职遭国际媒体热议 - [Actualités]
Les médias étrangers indignés par l'affaire Jean Sarkozy
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/12/01002-20091012ARTFIG00445-l-affaire-jean-sarkozy-epinglee-a-l-etranger-.php
Samuel Laurent (lefigaro.fr)
12/10/2009
Nicolas Sarkozy et son fils Jean lors d'une cérémonie au Mont Valérien, le 18 juin dernier. Crédits photo : APREVUE DE NET - La presse et les internautes du monde entier jugent sévèrement la possible nomination du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de La Défense à Paris, stigmatisant le «népotisme français».
Népotisme. En anglais, en italien, en espagnol, en chinois, le terme revient systématiquement dans les nombreux articles que la presse étrangère consacre à la possible nomination de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).
Jamais en reste pour chroniquer les frasques de Nicolas Sarkozy, la presse anglaise tire à boulets rouge sur cette affaire. «La dynastie Sarkozy s'est une fois de plus embourbée dans une histoire de népotisme», expliquait ainsi le Guardian vendredi.
Pour le Times de Londres, Nicolas Sarkozy a provoqué «l'embarras de ses alliés politiques» et cite des critiques anonymes au sein de l'UMP, qui trouveraient que les choses vont, cette fois «trop loin». Le quotidien rappelle l'ascension «météorique» de Jean Sarkozy, qui «a été grandement aidé par l'influence de son père».
Sur son blog, le correspondant du journal en France, Charles Bremner, est plus féroce. «Le terme de République bananière a été utilisé par un couple d'amis», raconte-t-il, parlant d'un «stupéfiant acte de népotisme». «Sarko junior, qui passe sa licence de droit, a été élu l'an dernier au Conseil général de ce département [les Hauts-de-Seine, NDLR] à la réputation scabreuse. On lui a aussitôt confié la direction de l'Union pour un mouvement populaire de papa», rappelle le journaliste.
«La notion de dynastie se porte bien», note un journal indien
En Italie, le Corriere della Sera fait figurer le sujet dans sa «une» et rappelle que la Défense est «le plus grand centre d'affaires d'Europe», au «potentiel stratégique énorme» et que sa direction est «tout sauf triviale». Le journal s'amuse de la «continuité dynastique» des Hauts-de-Seine et de l'irruption de «Sarkozy II, le Jeune».
En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post .
L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a «été critiqué» pour «gérer en famille» ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde «se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soit-disant méritocratiques démocraties occidentales». On parle de Jean Sarkozy jusqu'en Australie, où The Australian reprend un article du Times de Londres.
Comme le relève Christophe Grébert, élu municipal Modem de Puteaux, la commune voisine de la Défense, et initiateur d'une pétition contre la nomination de Jean Sarkozy qui a déjà recueilli plus de 7.000 signatures, l'affaire fait également jaser en Chine, où la télévision nationale lui a consacré un sujet :
Et puis il y a Internet. Outre la pétition, plusieurs blogueurs ont également porté la contestation sur Twitter, où les internautes s'amusent à ajouter le «hashtag» (une convention qui permet d'associer un mot-clé à tous les messages sur le même sujet) «#jeansarkozypartout» à leurs messages. Ce qui a donné lieu à un concours de bons mots au sujet du jeune homme, qui se poursuit lundi. Un florilège des meilleures contributions est disponible sur PcInpact. Autre initiative, celle du site petites-phrases, qui a lancé http://www.jeansarkozyestilpresidentdelepad.com/ un site à l'adresse explicite...
Face à la polémique, Jean Sarkozy s'est pour sa part efforcé de relativiser, lundi soir. «Depuis que je me suis lancé en politique, j'ai toujours fait l'objet de critiques, a confié le fils du chef de l'Etat au Parisien. Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer. (...) Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué. Ce procès en légitimité, on me le fera toujours.»
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2009-10-07Kung-fu Academy - TF1介绍中国的少林学校 - [Mulitmédia]
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2009-10-07Nouveau plus haut historique pour l'or à 1.040 dollars 黄金价格创历史新高,黄金可能将代替美元成为石油标价货币 - [Actualités]
Nouveau plus haut historique pour l'or à 1.040 dollars
G.Puech
06/10/2009
Photo AP Crédits photo : ASSOCIATED PRESSDes rumeurs évoquent la possibilité que le métal fin remplace le dollar dans la fixation des prix du baril de pétrole.

L' or a battu un nouveau plus haut historique ce mardi, en se propulsant sur les 1.040 dollars, suite à des spéculations sur un possible rôle du métal dans les cotations sur le pétrole. Plusieurs pays arabes producteurs de pétrole seraient en effet en train de planifier avec la Chine, la Russie, le Japon, le Brésil et la France, la fin de la cotation en dollar du baril. L'information révélée par le quotidien anglais The Independent a de quoi surprendre. L'enjeu de ces discussions serait l'abandon pur et simple du dollar en tant que monnaie de référence pour la cotation des barils de pétrole. En marge de la réunion du Fonds monétaire international à Istanbul, de hauts responsables saoudiens et russes ont démenti l'existence de telles discussions. Le Koweït, Oman et les Emirats arabes unis ont également apporté des démentis.
D'après The Independent, il serait question de mettre en place un «panier de devises» composé des monnaies chinoises et japonaises, de l'euro, de l'or et d'une devise représentant les différents pays du golfe impliqués. Des réunions auraient d'ores et déjà eu lieu avec les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil. Ces informations, qui proviennent des banques chinoises et arabes basées à Hong Kong, pourraient expliquer la récente montée des cours de l'or, selon The Independent. Le métal jaune, suite à ces informations, poursuivait son envolée de ces derniers jours et en profitait donc pour inscrire un nouveau zénith sur le Comex.
La Chine, possible gagnante d'un tel changement
En choisissant jusqu'à maintenant de maintenir à un niveau artificiellement bas sa monnaie nationale, et en possédant d'immenses réserves de bons du trésor américain libellés en dollar, la Chine pourrait sortir grande gagnante de ces négociations, qui prévoient la mise en place définitive de ce « panier de devises » pour 2018. La Chine importe 60% de son pétrole, majoritairement depuis les pays du Golfe.
Ce changement radical vers la fin du dollar tout-puissant pourrait avoir un impact phénoménal sur le cours des devises au niveau mondial, comparable aux accords de Bretton Woods. Mais seules des discussions informelles auraient eu lieu pour le moment, d'après le journal.
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Les blogueurs américains sévèrement encadrés
Benjamin Ferran (lefigaro.fr)
06/10/2009Les internautes qui testent des produits obtenus gratuitement ou qui publient des billets «sponsorisés» en échange de rémunération devront le stipuler, sous peine de très fortes amendes.

Les blogueurs américains vont devoir passer aux aveux. A compter du 1er décembre, ils auront l'obligation de mentionner clairement dans leurs billets les liens qui peuvent les unir avec ces marques qui, dans le cadre de leurs campagnes de promotion, les arrosent de produits et de services gratuits. Censées garantir la transparence sur internet et lutter contre la publicité déguisée, ces nouvelles règles ont été adoptées à l'unanimité lundi par la Commission fédérale du commerce américain (FTC), l'organisme chargé de la protection des consommateurs. En cas d'oubli, les amendes pourront atteindre 11.000 dollars.
Dans un document de 81 pages, la FTC livre une série d'exemples. Un blogueur spécialisé dans le jeu vidéo, à qui un éditeur fait parvenir un titre, devra par exemple signaler dans son test qu'il a obtenu le jeu gratuitement, dès lors qu'il livre dessus une critique positive. Même chose pour une blogueuse enthousiasmée par des crèmes pour la peau et pour les célébrités, également soumises à ce régime sur leurs pages Facebook et Twitter. Enfin, les billets sponsorisés, ces textes promotionnels payés par les marques qui s'apparentent aux publi-reportages publiés dans la presse, devront aussi être clairement identifiés.
Avec ces nouvelles directives, exigées de longue date par les associations de consommateurs, la FTC a divisé la blogosphère. Certains, comme Matt Cutts, ingénieur chez Google, y voient une bonne nouvelle, à même d'apporter davantage de crédibilité aux blogs. D'autres, tel Jeff Jarvis, chantre des nouveaux médias, jugent les contraintes bien trop importantes. «Beaucoup de ceux qui bloguent ne pensent pas un instant qu'ils font du journalisme», écrit-il, doutant que ces règles soient un jour applicables. Même son de cloche chez Wired, qui trouve les recommandations «confuses et ambigües». «Le gouvernement doit vous protéger de ces dangereux blogueurs», ironise Business Insider.
Une loi existe en France
Le pouvoir de recommandation et de publicité des blogs, proches des internautes, est pourtant bien réel. Et les marques, qui les ont très tôt intégrés dans leurs stratégies de communication, ne l'ignorent pas. Alors que les médias traditionnels disposent de chartes éthiques, la FTC estime que c'est à elle d'encadrer cette nouvelle pratique. Face à cette vague de critiques, l'agence a pris soin de préciser que seuls les blogueurs déjà avertis risqueront une amende. Avouant ne pas avoir les moyens de tout contrôler, elle espère surtout que la pratique se régulera d'elle-même. Bref, les sanctions seront rare.
Ces règles inspireront-elles malgré tout la France ? La question des cadeaux n'est pas tranchée, mais la loi impose déjà que les contenus publi-rédactionnels soient signalés comme tels dans les médias, blogs compris. En fait, le débat porte moins sur des questions éthiques que financières. Les sommes gagnées par les blogueurs, grâce aux messages sponsorisés et plus généralement à la publicité, sont en effet soumis à l'impôt. «Il vous appartient de procéder aux formalités déclaratives auprès des organismes fiscaux et de sécurité sociale compétents», rappelait la plate-forme publicitaire eBuzzing en juin.
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Sarkozy débloque deux milliards d'euros pour les PME
R.E.M. (Lefigaro.fr)
05/10/2009
Crédits photo : AFPCe plan d'aide est destiné notamment à renforcer les fonds propres des petites et moyennes entreprises.

L'annonce a été faite devant 2.200 patrons de PME réunis par la CGPME au Palais des Congrès. «Nous allons mettre deux milliards d'euros à la disposition des PME et des entreprises de taille intermédiaire pour renforcer leurs fonds propres», a déclaré le chef de l'Etat devant des patrons de petites et moyennes entreprises à Paris. Ce dispositif d'aide de deux milliards d'euros a pour but de renforcer les fonds propres des entreprises.
Un milliard d'euros est investi par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) - dont 300 millions sous forme d'obligations convertibles. Le reste du dispositif d'aide est apporté par la banque publique Oséo sous forme de prêts disponibles d'ici à la fin octobre. Doté de 20 milliards d'euros, le FSI avait été mis en place par le gouvernement début 2009 pour soutenir des entreprises considérées comme stratégiques confrontées à la crise.
«On va mettre le paquet sur les fonds propres», a expliqué le chef de l'Etat. En contrepartie, les entreprises devront accepter une évaluation de leur entreprise et une ouverture de leur capital. Celles qui ne souhaitent pas de prise de participations dans leur capital, recevront des prêts participatifs à hauteur d'un milliard d'euros de la banque d'aide publique au financement des PME, Oséo.
A ces mesures s'ajoute le Fonds de consolidation et de développement des entreprises doté de 200 millions d'euros dont la mise en place a été annoncée par le premier ministre la semaine dernière. Dans le cadre du projet de loi de finances 2010, les entreprises vont aussi bénéficier de la suppression de la taxe professionnelle et de la prolongation du crédit d'impôt recherche.
Médiation du crédit : 1.244 dossiers en septembre
Selon les chiffres publiés lundi, 16.864 entreprises ont saisi la Médiation du crédit depuis le lancement du dispositif il y a un an. Après une brève accalmie estivale, les dossiers d'entreprises en difficulté ont continué d'affluer en septembre, avec 1.244 dossiers déposés. Mis en place pour les entreprises qui ont du mal à obtenir des prêts auprès des banques, cette mission a débloqué 1,57 milliard d'euros et a permis de préserver 151.103 emplois, selon le nouveau médiateur du crédit, Gérard Rameix. Ce dispositif est prolongé jusqu'au 31 décembre 2010.
R.E.M. -
2009-09-22La France durcit le ton avant le G20 - [Actualités]
La France durcit le ton avant le G20
Propos recueillis par Gaëtan de Capèle et Paul-Henri du Limbert
22/09/2009 | Mise à jour : 12:46 | Commentaires
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«On peut s'opposer sur les modalités, mais il faut une autre forme de régulation, une autre forme de contrôle.» Crédits photo : Le FigaroINTERVIEW - Dans un entretien au Figaro, Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy dénonce «les profits exorbitants» de l'activité financière.

LE FIGARO. La chute de Lehman Brothers, il y a un an, a marqué le début de la crise financière. Avec le recul, quel regard portez-vous sur cet événement ?
Henri Guaino. La crise a en réalité commencé il y a deux ans sur le subprime. Lehman Brothers, c'est le moment où tout a failli basculer dans le chaos. En laissant tomber Lehman, les autorités américaines ont pris un risque énorme. Elles n'ont pas mesuré les conséquences dramatiques que leur décision pourrait avoir. Elles n'avaient pas mesuré le risque systémique. Cela prouve à quel point même ceux qui vivaient dans le système, comme M. Paulson, le secrétaire d'État au Trésor et ancien de Goldman Sachs, pouvaient avoir une vue erronée de ce système tellement sophistiqué qu'il en devenait d'une opacité extrême.Et on est passé au bord du gouffre…
Oui, tout le système a failli s'effondrer. Les marchés interbancaires avaient disparu, du jamais-vu dans l'Histoire. Si les États n'étaient pas intervenus, cela aurait été le chaos. Aujourd'hui, si le pire est passé, le système ne fonctionne de nouveau que parce que tout le monde est convaincu qu'il y a une garantie des États, parce qu'il y a depuis l'an dernier une nouvelle imbrication entre le secteur financier, les banques centrales et les États.Mais combien de temps peut durer cette imbrication dont vous parlez ?
En réalité, on ne va pas désimbriquer, on va codifier dans la durée cette nouvelle imbrication entre les États et le secteur financier en inventant une nouvelle forme de surveillance et de réglementation.Y a-t-il consensus sur cette question ?
Ce que tout le monde comprend bien, c'est qu'on ne peut pas continuer comme avant ! On peut s'opposer sur les modalités, mais il faut une autre forme de régulation, une autre forme de contrôle. Puisque l'on ne peut pas laisser jouer jusqu'au bout la sanction du marché, il n'est pas question de laisser les institutions financières faire ce qu'elles veulent et faire ensuite régler la facture par le contribuable. On ne peut leur octroyer qu'une liberté surveillée. Qui peut oublier qu'on est passé au bord du gouffre ?Au sommet du G20 sera évoquée la question des bonus, qui est l'un des aspects de la réforme du capitalisme, mais pas l'aspect essentiel…
Si, c'est tout à fait essentiel. Un système économique repose toujours sur des valeurs partagées. Dans tous les pays du monde, la question de la rémunération dans la finance est devenue, avec la crise, une question morale et politique majeure. L'indécence de certains comportements est d'autant plus insupportable que ce ne sont pas les responsables de la crise qui paient la facture. Il y a désormais une exigence de moralisation et de décence qui ne peut pas rester sans réponse. C'est une mutation considérable. Il faut se souvenir de toutes les bêtises proférées depuis trente ans sur l'autonomie de la sphère économique non seulement par rapport à la politique et à la société mais aussi par rapport à la morale. C'était un mensonge : l'économie n'est pas en dehors de la société, en dehors de la vie.Les choses ont-elles évolué avec la crise ?
Il reste naturellement encore bien des problèmes à régler, mais il faut se rappeler d'où l'on vient. Prenez l'exemple des paradis fiscaux aujourd'hui mis à l'index : c'était impensable il y a 2 ans. Sur les bonus aussi, les choses ont changé. Certes l'appât du gain domine encore le monde de la finance. Mais maintenant dans le monde entier, ces pratiques sont sous le regard de l'opinion qui s'en scandalise et qui ne tolérera pas qu'elles se perpétuent. Avant, elles étaient à l'abri des regards et du jugement de l'opinion. Ça change tout !Il faut se convaincre d'une chose dont tout le monde n'a pas conscience : le monde ancien est mort. Ses ressorts sont cassés. La mondialisation telle que nous la connaissions depuis trente ans également. La croissance durable, c'est celle qui apporte le progrès, l'amélioration du niveau de vie de chacun. La mondialisation soutenable, c'est celle où chacun en se développant contribue au développement des autres, ce n'est pas celle où chacun se développe au détriment des autres à coup de dumping social, monétaire, écologique, fiscal et de délocalisations. Cette mondialisation-là est porteuse de conflits et de révoltes. Les gens n'en veulent plus. C'est une impasse économique et politique. Si l'on veut sauver le capitalisme, il faut qu'il redevienne aux yeux du plus grand nombre synonyme de progrès et non plus de régression.
Mais les bonus n'expliquent pas à eux seuls la crise, et leur plafonnement, ou leur encadrement, ne suffira pas à la résoudre…
Certes, mais ils sont emblématiques d'une faillite morale. Comment justifier que quelqu'un qui ne produit rien puisse gagner une fortune ? Comme l'a dit le régulateur britannique, une partie des activités de la finance n'a aucune utilité sociale. On dit que le trading permet de gérer des risques. Mais ces risques on les a créés et le trading amplifie la volatilité des marchés contre laquelle il prétend offrir une protection. Et il en tire une rémunération de plus en plus exorbitante qu'il prélève sur le produit du travail des autres. Mais l'ingénieur qui va chercher fortune dans les salles de marché serait beaucoup plus utile ailleurs.Sur cette question des bonus, quelle est la solution qui a votre préférence ?
S'il y a des bonus, il faut qu'il y ait aussi des malus. Les traders ne peuvent pas se voir imputer que les gains. Ils doivent se voir imputer aussi les pertes. Sinon, c'est trop facile et ils sont incités à prendre trop de risques dont la collectivité tout entière risque de payer la facture. Mais le problème de fond est celui des profits exorbitants de l'activité financière. Ils sont disproportionnés par rapport au service rendu à la collectivité. Cette disproportion n'est pas soutenable. Elle exerce un effet délétère sur toute l'économie et toute la société. Elle exige une remise à plat des conditions de fonctionnement du système bancaire et financier et des marchés.Qu'attendez-vous du G20 ? Irez-vous jusqu'à demander la création d'une taxe sur les transactions financières, comme la taxe Tobin ?
Au G20, personne ne comprendrait qu'aucune décision ne soit prise sur les bonus. Mais d'autres sujets importants seront abordés comme ceux touchant à la réglementation bancaire, comme les normes de capital à imposer aux établissements pour les empêcher de prendre des risques inconsidérés. Dans l'avenir, d'autres questions se poseront comme celle d'une éventuelle taxation des transactions financières ou celles qui tourneront autour d'un nouveau Glass Steagal Act qui interdisait jadis à une banque américaine d'exercer en même temps des activités de dépôts et de marchés. Certains craignent qu'en régulant la finance, on freine la croissance. Mais l'économie n'a jamais été aussi prospère que pendant les Trente Glorieuses, lorsque l'activité bancaire était cloisonnée et réglementée. Quoiqu'il en sorte, ce G20 n'est qu'une étape ; il ne marque pas la fin de l'histoire.Revenons à l'économie française. Est-il raisonnable, lorsque les finances publiques se dégradent à ce point, de lancer un grand emprunt ?
Ce qui serait déraisonnable, ce serait de ne pas voir que nous abordons un nouveau cycle de croissance et de ne pas prendre de pari sur l'avenir. Notre dette publique est le fruit de nos erreurs d'hier. Mais nous ne la rembourserons qu'avec les revenus de demain. Comment ferons-nous si nous ne réinvestissons pas ? Si nous ratons l'entrée dans le nouveau cycle de croissance ? Si l'on augmentait les impôts, si l'on faisait subir aux Français la purge d'une crise d'austérité pour apurer notre passif, on n'aboutirait qu'à casser la reprise, à freiner l'économie et au bout du compte à creuser les déficits. Mais au lieu que ces déficits aient pour contrepartie des investissements, ils ne viendraient qu'alourdir la facture des erreurs passées. La vraie question qui se pose à propos du grand emprunt, ce n'est pas celle du stock des dettes héritées du passé mais celle de la qualité des investissements qu'il nous permettra de financer. C'est là qu'il nous faudra faire preuve de beaucoup de rigueur.Dénonciation des «patrons voyous», des traders, des dérives du capitalisme financier : depuis un an, Nicolas Sarkozy nous a habitués à un langage qu'on ne lui connaissait pas. Diriez-vous comme certains dans la majorité que le chef de l'État a un «surmoi de gauche».
Je n'ai jamais pensé que mettre l'État à la place qui doit être la sienne, affirmer l'importance de la responsabilité politique, affirmer que la politique est au-dessus du marché parce qu'elle exprime une volonté et un projet collectifs, étaient les signes caractéristiques d'une pensée de gauche. Jean Monnet, qui a créé le commissariat au Plan, était-il de gauche ? De Gaulle était-il de gauche ? Georges Pompidou était-il de gauche ? Sauver Alstom, est-ce une politique de gauche ? Ces étiquettes sont ridicules et elles empêchent de penser.Mais diriez-vous que le président a changé depuis un an ?
Face à une telle crise on change forcément quand on a les responsabilités qui sont les siennes. Mais je vous rappelle que cette problématique de la refondation du capitalisme était déjà au cœur du discours d'Agen en juin 2006 et a été au cœur de sa campagne présidentielle. C'est ce qui m'a d'emblée convaincu de me battre à ses côtés : il croit à la liberté d'entreprendre, à l'initiative individuelle, à la propriété, en revanche, il ne croit pas au laisser-faire. Mais connaissez-vous une seule période faste du capitalisme où l'État n'ait pas joué un rôle décisif à côté de l'initiative privée ? Notre problème n'est pas d'éliminer l'État mais de reconstruire un État qui soit aux côtés des entrepreneurs et non pas contre eux. -
Les majors ne peuvent plus soutenir tous leurs artistes
Marie-Catherine Beuth
09/09/2009 | Mise à jour : 22:36
Le chanteur britannique Charlie Winston, le 24 juillet dernier, lors du festival de Nyon (Suisse).Crédits photo : ASSOCIATED PRESSAu premier semestre 2009, les labels ont rendu plus de contrats qu'elles n'ont signé d'artistes en France.
Jamais les majors n'avaient signé si peu de contrats. Au premier semestre 2009, les producteurs réunis au sein du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) ont signé 35 artistes en France. En parallèle, ils ont rendu 47 contrats, créant un solde négatif d'une ampleur jamais vue en sept ans. Depuis 2004, où il y avait eu 48 contrats rendus pour 42 signatures au premier semestre, l'industrie du disque avait réussi à maintenir un solde de création positif. Mais la chute effrénée des ventes de musique en France - du répertoire classique à la variété internationale - prive les majors de moyens pour produire localement.
Déclin continu des investissements
Au cours des six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires des producteurs a ainsi baissé de 17,8 %, à 229,2 millions d'euros, en France. Pour le troisième semestre consécutif, les ventes de supports enregistrés ont reculé de plus de 20 %. Elles représentent toujours plus de 80 % du marché, car les ventes numériques ne se développent pas assez vite pour compenser la chute. En progression de 3,3 %, téléchargements et sites d'écoute représentent 37,7 millions d'euros de chiffre d'affaires. Selon le Snep, le report du vote de la loi Hadopi et l'absence d'opérations de promotion pour des offres légales au premier semestre 2009 expliquent en partie cette modeste performance. En un an, près de 50 millions d'euros se sont volatilisés sur le marché de la musique, qui pourrait connaître une légère embellie au deuxième semestre grâce aux ventes de Michael Jackson depuis fin juin et la sortie remastérisée de l'œuvre des Beatles.
La baisse des recettes a aussi affecté les dépenses des maisons de disques. En déclin continu depuis 2006, les investissements marketing et promotion des majors ont reculé de 9 % au premier semestre, à 33,1 millions d'euros. Le nombre d'albums commercialisés sur la période a diminué de 22 %. «On commence à voir de vrais problèmes», résumait, mercredi, David El Sayegh, directeur général du Snep. Le syndicat salue ainsi la mission «sur l'offre légale de contenus culturels sur Internet et sur la rémunération des créateurs et le financement des industries culturelles», confiée à Patrick Zelnik par le ministre de la Culture. «Les modalités sont bonnes : la mission va procéder à des auditions et proposer des solutions concrètes», estime David El Sayegh. Pour Christophe Lameignère, président du Snep, c'est déterminant : «Le futur est important pour nous, mais le présent l'est encore plus. Nous souhaitons des mesures transitoires qui nous permettent d'exister et de soutenir la création.»
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